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Biographie de

Jean Marc van HILLE

 

 

Charles-Henri d'Estaing, amiral de France et franc-maçon (1729-1794).
Éditions Challenges d'Aujourd'hui, 1994 (*)


"On sait combien l'amiral d'Estaing fut un personnage discuté. J.M. VAN HILLE aborde sa biographie sous un angle inhabituel : 'Louvoyer -dit-il - entre son itinéraire de marin et celui de franc-maçon n'a pas toujours été facile, d'autant qu'il n'a jamais fait preuve d'une conviction maçonnique remarquable.'
L'intérêt majeur de l'ouvrage est de sortir l'image de l'amiral d'Estaing du carcan 'plus brave que marin' et de montrer comment et pourquoi il aura provoqué autant d'animosité, de jalousie, voire de haine - au point d'être envoyé sur l'échafaud - malgré ses prises de positions humanitaires en faveur de ses marins, ou sa générosité envers sa famille et ses équipages à qui il laissait ses parts de prise.
Cette biographie est assortie d'une annexe 'Marine et franc-maçonnerie 1750-1830', sorte d'exploration dans les loges des ports et de Paris qui amènera son auteur à conclure que 'le marin franc-maçon est atypique' et qu'au cours des quelques deux cents années que dura sa présence à un niveau significatif dans la Marine, la franc-maçonnerie n'y constitua jamais un État dans l'État'.

Raymond FRÉMY
(*) Quelques exemplaires sont encore disponibles chez l'auteur.


Les vicissitudes d'un marin provençal, le contre-amiral Jean-Gaspard Vence.
Éditions du Service Historique de la Marine, Vincennes 1998.

 

"Étonnante destinée que celle de ce fils d'un modeste capitaine marchand marseillais, que les événements dramatiques de cette fin du XVIIIe siècle entraînèrent dans de tumultueux combats aux Antilles, alors que la France avait volé au secours des Insurgents américains dans leur lutte acharnée pour l'indépendance.
Le sort sembla s'acharner contre lui : victime d'une cabale, il revint en France pour se heurter pendant de longues années aux tracasseries administratives et judiciaires, avant que la Révolution ne lui confère enfin la reconnaissance de ses mérites en le promouvant capitaine de vaisseau puis contre-amiral, et ne fasse de lui le premier préfet maritime de Toulon.
L'auteur nous emmène des quais de Marseille où le petit garçon avait juré de devenir marin, jusqu'à la retraite bien méritée sur ses terres bourguignonnes où il devint viticulteur et notable... Un homme hors du commun, dont Voltaire aurait pu dire :"Ce n'est pas la naissance, c'est la seule vertu qui fait la différence".

François CARON

Le contre-amiral d'Albert de Rions - Un baroudeur au Siècle des Lumières,
préface de Gérard de Colbert-Turgis - Éditions Le Phare de Misaine, Quimper, 1999.

 

Avec ce nouvel ouvrage, l'auteur clôt le cycle des trois biographies (Charles-Henri d'Estaing, Jean-Gaspard Vence) de grands marins, héros de la guerre d'Indépendance d'Amérique, que l'Histoire a méconnus et parfois ignorés alors qu'ils y ont joué un rôle essentiel.
Né en 1728, d'Albert embarque à 17 ans avant de participer aux guerres de Sept Ans et surtout d'Amérique aux côtés de Suffren et Grasse, où il se distinguera brillamment. En 1789, directeur du port de Toulon, il subira les excès révolutionnaires avant d'émigrer comme des centaines d'officiers de Marine.
Officier général d'une marine à qui la gloire n'a pas manqué mais qui a connu plus d'heures de détresse que de panache, d'Albert de Rions fut un des plus grands marins de la deuxième moitié du Siècle des Lumières.

Le Grand Mandarin, roman.
Éditions Challenges d'Aujourd'hui, 1994 (*)

"Avec les aventures pittoresques et pas toujours honnêtes de Joseph Popieul", un jeune capitaine au long cours dunkerquois entreprenant mais assez peu recommandable, Le Grand Mandarin se place dans cette période de l'entre-deux guerres où le marasme des affaires avait entraîné celui de notre marine marchande, où la crise de 29 (très clairement exposée), aux États-Unis, a ruiné de nombreux commerces, pas tous légaux d'ailleurs, et où, en Indochine, se révélaient les premiers ferments d'une ébullition qui allait éclater dix à quinze ans plus tard (dans le livre, il y a à ce sujet quelques passages assez durs vis-à-vis du comportement de certains à cette époque).
Devenu, par un curieux jeu de circonstances, un armateur quelque peu marron, Joseph Popieul nous emmène à la rencontre de personnages hauts en couleur dans des navigations, aux limites, parfois dépassées, de la contrebande, entre Portland, en Oregon, et Saigon, puis plus honnêtes sur le Mékong. Sa femme, la douce Patty qu'il a tirée d'un bastringue de Portland, est tuée à Saigon, par une balle perdue, dans des conditions qui l'amènent à rendre un immense service à ceux qui seront plus tard les cadres du Viêt-minh.
La guerre arrive et notre forban va devenir professeur de navigation des jeunes officiers de réserve que l'US Navy doit former en toute hâte. Il achèvera de se réhabiliter comme commandant de cargo, puis commodore, dans des convois d'Atlantique Nord, enfin en accomplissant une 'mission impossible' en Indochine en 1946.
Revenu à Dunkerque, en poste à terre, un stupide accident sur les quais le rend infirme et il passera les vingt dernières années de sa vie à ruminer ses souvenirs et à se faire gruger pour aller finalement mourir à l'hospice dans l'indifférence générale.
Triste fin d'une vie que n'avait que trop brièvement éclairé un seul amour.
On appréciera le style alerte du récit et la façon vivante dont l'auteur a su reconstituer ambiances, personnages et paysages d'une époque". .

Raymond FRÉMY

(*) Le livre est disponible chez l'auteur.

Les Fils du Vent, chronique romancée d'une famille de marins dunkerquois de la Révolution à nos jours".
Éditions MDV 1995.

 

"Très bon et plaisant livre de mer, attachant même, où quatre personnages vont, sous l'excellente plume de Jean-Marc VAN HILLE, personnifier les destinées qu'ont pu connaître des Dunkerquois, nés sur ce littoral giflé en permanence par les vents de noroît, pendant les deux cents ans qui viennent de s'écouler. - Antoine, marin-pêcheur avant la Révolution ; pilote en 1793 à 22 ans, des prames qui couvraient de leur artillerie les dunes du côté de Zuydcoote contre les troupes du duc d'York ; capitaine corsaire enfin, périt du boulet d'un vaisseau anglais aux abords de l'île de Sercq. - Louis-François, son frère, qui, commis de 2° classe à bord du Pandour, connut après la prise de cette corvette par une frégate anglaise, un internement de huit ans en Cornouailles. Évadé à bord d'un baleinier américain, il put enfin retrouver sa femme épousée en 1802 à La Nouvelle-Orléans et vivre heureux avec elle et ses enfants au district de Saint-Landry, en Louisiane. - Charles "le Suédois", cap-hornier au XXe siècle, capitaine à la Compagnie Bordes, puis pilote de Dunkerque et qui, à l'automne 1940, se mit à la disposition de la France Libre. - François, enfin, pilote dans les années de splendeur du port de Dunkerque et témoin de son déclin dans les années 80, périt en mer dans les glaces à la sortie du détroit de Magellan sur le yawl à bord duquel il s'était isolé après le suicide d'une épouse qui sombrait dans la folie. Quatre nouvelles ? Non, quatre destinées tapissées sur une seule trame de mer, de sel et de vents, hommage en quatre épisodes à Dunkerque et à ses familles de marins, à leur honneur, à leurs vertus".

Revue Marine, Avril 1993.

Autres ouvrages de Jean-Marc van Hille

  1. Les Vanhille, dix générations de marins dunkerquois
    Editions Le Phare de Misaine, 1983 (épuisé).
  2. Balthasar, ou les aventures d’un capitaine de vaisseau sous le règne de Louis XVI
    préface de Jean Randier
    Editions Le Phare de Misaine, 1998, épuisé.
  3. Les Loges maçonniques à bord des pontons anglais sous le premier Empire,
    préface de Daniel Ligou,
    aux Editions Le Phare de Misaine, 1999, épuisé.